Après 5,3 kilomètres de piste, nous atteignons un petit hameau de montagne, point de départ de notre randonnée. Au loin, la Tête de Rigaud attire le regard. Sa forme conique lui donne l’apparence d’un volcan, et les nuages accrochés à ses pentes évoquent une fumée s’échappant de son sommet. La rivière du Raton, infranchissable, nous empêche toutefois de nous en approcher.
Nous remontons la piste sur environ deux kilomètres avant de commencer l’ascension du Dôme de Barrot. À mesure que nous gagnons de l’altitude, le brouillard envahit le paysage. Arrivés au sommet, nous déjeunons dans une épaisse brume. Puis, une trentaine de minutes plus tard, le spectacle change complètement : les nuages se dissipent et révèlent un panorama exceptionnel sur la vallée du Var, les gorges de l’Amen et du Cians, ainsi que les névés du Mercantour.
Quelques chamois nous observent tandis qu’un tapis de fleurs multicolores recouvre les pentes. Nous sommes seuls au cœur de ces pélites rouges, sans croiser le moindre randonneur, privilégiés d’un paysage unique.
La descente emprunte d’anciennes traces pastorales avant que le sentier ne se perde. Qu’importe, nous poursuivons notre chemin à travers les pélites rouges, dont la couleur rappelle la terre battue de Roland-Garros. Une magnifique journée de montagne, ensoleillée et conviviale, qui restera longtemps dans nos souvenirs.








